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L’hiver n’est pas une saison pauvre pour les légumes. Courges, poireaux, choux, carottes, panais, betteraves et céleri-rave remplissent les étals de novembre à mars, et se prêtent tous à la même cuisine généreuse : soupes veloutées, plaques rôties, gratins dorés. Quelques repères suffisent pour bien les choisir, les garder et les cuisiner sans recette compliquée.
Ce que l’on trouve au marché
Les courges (potimarron, butternut, potiron) se gardent entières longtemps et donnent une chair fondante. Les poireaux parfument tout, du bouillon à la tarte. Les racines, carotte, panais, navet, betterave, céleri-rave, supportent les longues cuissons et prennent un goût sucré au four. Les choux enfin, chou de Bruxelles, chou-fleur, chou vert ou rouge, se braisent, se rôtissent ou se mangent crus en salade pour les plus tendres.
Les périodes varient selon les régions et la météo de l’année. Le calendrier de consommation d’Interfel distingue la simple disponibilité du cœur de saison, le moment où le légume est au meilleur de son goût et de son prix. Si l’origine compte pour vous, regardez l’étiquette : un légume présent sur l’étal n’est pas forcément cultivé en France à ce moment-là.
Bien les choisir et les garder
Choisissez des légumes fermes et lourds, sans parties molles ni moisissure, avec des feuilles fraîches pour les poireaux et les choux. Une courge entière et intacte se garde plusieurs semaines dans une pièce fraîche et sèche ; une fois entamée, elle passe au réfrigérateur, dans une boîte fermée ou filmée, et se cuisine dans les 24 heures. Les racines préfèrent le bac à légumes, débarrassées de leurs fanes. Lavez les légumes au moment de les préparer, pas avant de les ranger.
Si vous en avez trop, la plupart se congèlent bien après blanchiment : voyez nos fiches pour congeler le potiron, les poireaux ou les choux de Bruxelles.
Trois façons de les cuisiner
En soupe
Faites suer un poireau ou un oignon dans un peu de matière grasse, ajoutez les légumes en morceaux, couvrez d’eau ou de bouillon et laissez cuire jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Mixez tout ou partie, puis ajustez la texture avec un peu de liquide. Une pomme de terre épaissit le potage, mais n’est pas indispensable : le potimarron et le panais suffisent à le rendre onctueux.
Au four
Coupez les légumes en morceaux de même taille, mélangez-les avec un filet d’huile, du sel et quelques herbes, étalez-les en une seule couche sur la plaque et enfournez jusqu’à ce qu’ils soient tendres et bien dorés. Courge, carotte, panais et betterave cuisent bien ensemble ; les choux de Bruxelles coupés en deux aiment un four chaud qui caramélise leurs bords.
En gratin
Précuisez les légumes les plus fermes, égouttez-les soigneusement pour que le gratin ne rende pas d’eau, puis couvrez-les d’une béchamel ou d’un simple mélange de lait et de fromage râpé avant de faire dorer. Le chou-fleur et le poireau sont les grands classiques ; la courge et la carotte donnent un gratin plus doux.
Les restes du lendemain
Soupe ou gratin de la veille se rangent au réfrigérateur dans les deux heures après le repas et se mangent dans les 48 heures, réchauffés jusqu’à être bien chauds à cœur. Une grande quantité de soupe se congèle aussi très bien en portions : notre fiche sur la congélation des soupes et bouillons explique comment faire.



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